29.06.2008

Cartésien ?

« Et parce que ce genre de palabres entre lui Cogito et lui Ergo sum ne le menait nulle part, et parce qu’il avait beaucoup de travail surtout, préférait travailler.

Quel con… »

 

Merci à Anna Galvada, pour cette phrase mais aussi pour toutes celles de ce magnifique livre dont j’ai extrais celle-ci : La consolante.

 

9782842631529.jpg« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. « Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ? Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir. »

 

28.05.2008

Complexe de Blanche Neige

1712443516.JPGOu plus exactement, celui de la méchante sorcière dans Blanche Neige, je suppose que scientifiquement, cela porte un nom, mais je ne le connais pas. En fait, je déteste l’image que l’on me renvoie de moi ces derniers jours, tout comme la sorcière ne supporte pas le reflet du miroir magique. Il n’est ici pas question de physique, mais plutôt de l’impression que les autres ont de moi, à travers ce blog, mais aussi dans la vie réelle, avec Café léger.

 

En ce qui concerne ce blog, je tends à me rassurer en me disant que mes lecteurs n’ont jamais qu’un point de vue. Le mien, j’expose ici ma vie, parfois dans ce qu’il y a de plus intime et, exception faite de Café léger, personne que je ne fréquente hors la blogosphère ne me connaît. Je raconte ce que je souhaite, j’occulte certaines choses, je donne mon point de vue et uniquement le mien. Je ne triche pas, je ne mens pas, mais c’est un point de vue unique. Forcément très partisan.

 

Donc, les commentaires qui accompagnent mes notes ne se basent que sur ce que je peux raconter. Ils peuvent donc être erronés, car tronqués. Cependant, pour certaines de mes lectrices, il y a longtemps qu’elles me suivent, donc, on peut penser qu’elles se sont faites une bonne idée de ce que je suis réellement. Et ce qu’elles m’en renvoient n’est pas des plus flatteurs. Je me demande donc, moi qui avais la prétention de croire que j’avais vraiment changé, si je ne suis pas un peu dictateur sur les bords et pas uniquement avec les enfants. Ce qui n’est pas légitime, mais peut, peut être s’entendre plus facilement.

 

Par contre, Café léger, elle, elle peut prétendre bien me connaître. Enfin, c’est ce que je pensais, elle me dit que je reste un vrai mystère à ses yeux. Certains pourraient trouver cela plutôt agréable à entendre, car cela peut signifier que je parviens encore à la surprendre, que je ne suis pas prévisible, mais ce n’est pas comme ça que personnellement, j’entends cette phrase. Je trouve que c’est même très flippant. Après des mois de vie commune, avec des projets d’avenir plein la tête, elle se lance dans cette aventure avec quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Moi qui, très sincèrement, pensais être un livre ouvert, au moins pour elle.

 

Du coup, depuis mercredi soir, ce n’est pas la grande forme. Jeudi, je me suis levé mal, pas de mauvaise humeur, pas triste non plus, une sorte de mal-être qui m’est tombé dessus dès le matin au réveil, qui ne m’a pas quitté de la journée et qui m’a aussi accompagné jusque dans mes rêves (il paraît que j’ai parlé cette nuit). Je l’ai retrouvé ce matin, bien qu’un peu moins ancré, moins présent. Mais tout de même, on ne peut pas dire que ce soit la panacée pour autant.

27.05.2008

Pour ma douce

En fait, ça fait un moment que se croisent dans ma tête
Des mots et des douceurs qui pourraient faire un texte
Un truc un peu différent, je crois que ça parlerait d'elle
Faut avouer que dans mon quotidien, elle a mis un beau bordel

Mais j'ai un gros souci, j'ai peur que mes potes se marrent
Qu'ils me disent que je m'affiche, qu'ils me traitent de canard
C'est cette pudeur misogyne, croire que la fierté part en fumée
Quand t'ouvres un peu ton cœur, mais moi cette fois je veux assumer

J'ai un autre problème, il est peut-être encore plus lourd
C'est que t'as pas droit à l'erreur quand t'écris un texte d'amour
Moi, les trois prochains couplets, je voudraient que ça soit des bombes
Si j'écris un texte sur elle, je voudrais que ça soit le plus beau du monde

Elle mérite pas un texte moyen, j'ai la pression, ça craint
Fini de faire l'intéressant, avec mes voyages en train
Là c'est loin d'être évident, moi je sais pas comment on fait
Pour décrire ses sentiments, quand on vit avec une fée

Il faut avouer qu'elle a des yeux, ils sont même pas homologués
Des fois ils sont verts, des fois jaunes, je crois même que la nuit ils sont violets
Quand je m'enfonce dans son regard, je perds le la je n'touche plus le sol
Je me perds profondément, et j'oublie exprès ma boussole

Depuis que je la connais, je ressens des trucs hallucinants
Je me dis souvent que j'ai eu de la chance de lui avoir plu, sinon
J'aurais jamais su qu'un rire pouvait arrêter la Terre de tourner
J'aurais jamais su qu'un regard pouvait habiller mes journées

Je comprends pas tout ce qui se passe, y a pleins de trucs incohérents
Depuis qu'elle est là rien n'a changé, mais tout est différent
Elle m'apporte trop de désordre, et tellement de stabilité
Ce que je préfère c'est sa force, mais le mieux c'est sa fragilité

Ce n'est pas un texte de plus, ce n'est pas juste un poème
Parfois elle aime mes mots, mais cette fois c'est elle que mes mots aiment
Je l'ai dans la tête comme une mélodie, alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n'est écrit, mais tout sonne comme une évidence

J'ai redécouvert comme ça réchauffe d'avoir des sentiments
Mais si tu me dis que c'est beaucoup mieux de vivre sans, tu mens
Alors je les mets en mots et tant pis si mes potes me chambrent
Moi je m'en fous, chez moi y a une sirène qui dort dns ma chambre

J'avais une vie de chat sauvage, elle l'a réduite en cendres
J'ai découvert un bonheur tout simple, c'est juste qu'on aime être ensemble
On ne calcule pas les démons du passé, on n'a pas peur d'eux
Moi si un jour j'suis un couple, je voudrais être nous deux

Y a des sourires et des soupires, y a des fou rires à en mourir
On peut s'ouvrir et s'en rougir, déjà se nourrir de nos souvenirs
Les pièges de l'avenir nous attendent, mais on n'a pas peur d'eux
Moi si un jour j'suis un couple, je voudrais être nous deux

Et si c'est vrai que les mots sont la voix de l'émotion
Les miens prennent la parole pour nous montrer sa direction
J'ai quitté le quai pour un train spécial, un TGV palace
On roule à 1000km/h, au dessus de la mer, en première classe

Et si c'est vrai que les mots sont la voix de l'émotion
Les miens prennent la parole pour nous montrer sa direction
J'ai quitté le quai pour un train spécial, un TGV palace
On roule à 1000km/h, au dessus de la mer, en première classe

 

 

Grand Corps malade, Comme une évidence, Enfant de la ville