21.07.2008

De retour…

La première question que je me suis posé, c’est « est-ce que je reviens ? », puis elle a évolué en « si je reviens », on y décèle déjà une envie, mais une certaine retenue. Et tout cela pour terminer en « lorsque je reviendrais », car beaucoup de choses sont arrivées pendant cette coupure et je me suis rendu compte que je ne pouvais parler de tout à mon entourage, voire même que je n’en avais pas envie, alors que pourtant, le besoin de partage était là.

 

Moi qui ne crois en quasiment rien, je veux dire que je n’ai pas de religion particulière, sans être athée pour autant, je ne crois pas plus en la destinée ou en la divination, pourtant, j’ai vu cru déceler un signe dans une petite anecdote du quotidien qui m’a fait comprendre que je pouvais revenir, mais uniquement sur ce blog-ci et non ce blog-là, une sorte de retour aux sources, un retour chez soi.

 

Cette anecdote, elle se déroule un soir alors que je fume mon petit pétard tranquille dehors, les pieds en éventail sur la table de jardin. Le soir n’est pas encore complet et d’un coup, un piaf se pose dans le jardin, c’est un rouge-gorge et sans raison apparente, il file vers la partie couverte du jardin et tente de s’accrocher maladroitement à une poutre, rate son coup et se bouffe le mur. Un peu sonné, il volette et se prend un autre mur. Très bête, très maladroit, comme moi quoi, un crâne de piaf… c’est ce petit truc qui m’a décidé à revenir et ici. L’autre blog, qui porte bien son nom, n’est qu’une sorte d’avatar, une pâle copie de l’original.

 

29.06.2008

Cartésien ?

« Et parce que ce genre de palabres entre lui Cogito et lui Ergo sum ne le menait nulle part, et parce qu’il avait beaucoup de travail surtout, préférait travailler.

Quel con… »

 

Merci à Anna Galvada, pour cette phrase mais aussi pour toutes celles de ce magnifique livre dont j’ai extrais celle-ci : La consolante.

 

9782842631529.jpg« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. « Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ? Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir. »

 

28.05.2008

Complexe de Blanche Neige

1712443516.JPGOu plus exactement, celui de la méchante sorcière dans Blanche Neige, je suppose que scientifiquement, cela porte un nom, mais je ne le connais pas. En fait, je déteste l’image que l’on me renvoie de moi ces derniers jours, tout comme la sorcière ne supporte pas le reflet du miroir magique. Il n’est ici pas question de physique, mais plutôt de l’impression que les autres ont de moi, à travers ce blog, mais aussi dans la vie réelle, avec Café léger.

 

En ce qui concerne ce blog, je tends à me rassurer en me disant que mes lecteurs n’ont jamais qu’un point de vue. Le mien, j’expose ici ma vie, parfois dans ce qu’il y a de plus intime et, exception faite de Café léger, personne que je ne fréquente hors la blogosphère ne me connaît. Je raconte ce que je souhaite, j’occulte certaines choses, je donne mon point de vue et uniquement le mien. Je ne triche pas, je ne mens pas, mais c’est un point de vue unique. Forcément très partisan.

 

Donc, les commentaires qui accompagnent mes notes ne se basent que sur ce que je peux raconter. Ils peuvent donc être erronés, car tronqués. Cependant, pour certaines de mes lectrices, il y a longtemps qu’elles me suivent, donc, on peut penser qu’elles se sont faites une bonne idée de ce que je suis réellement. Et ce qu’elles m’en renvoient n’est pas des plus flatteurs. Je me demande donc, moi qui avais la prétention de croire que j’avais vraiment changé, si je ne suis pas un peu dictateur sur les bords et pas uniquement avec les enfants. Ce qui n’est pas légitime, mais peut, peut être s’entendre plus facilement.

 

Par contre, Café léger, elle, elle peut prétendre bien me connaître. Enfin, c’est ce que je pensais, elle me dit que je reste un vrai mystère à ses yeux. Certains pourraient trouver cela plutôt agréable à entendre, car cela peut signifier que je parviens encore à la surprendre, que je ne suis pas prévisible, mais ce n’est pas comme ça que personnellement, j’entends cette phrase. Je trouve que c’est même très flippant. Après des mois de vie commune, avec des projets d’avenir plein la tête, elle se lance dans cette aventure avec quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Moi qui, très sincèrement, pensais être un livre ouvert, au moins pour elle.

 

Du coup, depuis mercredi soir, ce n’est pas la grande forme. Jeudi, je me suis levé mal, pas de mauvaise humeur, pas triste non plus, une sorte de mal-être qui m’est tombé dessus dès le matin au réveil, qui ne m’a pas quitté de la journée et qui m’a aussi accompagné jusque dans mes rêves (il paraît que j’ai parlé cette nuit). Je l’ai retrouvé ce matin, bien qu’un peu moins ancré, moins présent. Mais tout de même, on ne peut pas dire que ce soit la panacée pour autant.